Nous avouons, tout est de notre faute!

février 11, 2009

Oui, c’est vrai.

Comment est-il possible que nous, enseignants-chercheurs et chercheurs, nous ayons le temps d’alimenter un blog et en plus, d’essayer d’animer des cafés débats?!
Nous ne travaillons pas, c’est pour cela! D’ailleurs, tout le monde aura constaté à quel point ce blog est actif …

Bref, je parle en mon nom, mais je pense que mes collègues des cafés éco s’associeront à moi, pour signaler notre soutien au mouvement actuel des milieux universitaires, de la recherche et de l’enseignement.

Je mentionne à ce titre cet excellent texte de Pierre Jourde accessible ici , dont je me permets de reprendre le dernier paragraphe, tant il illustre précisément ce qui anime aujourd’hui le monde de la recherche :

Personnellement, j’aurais une suggestion à l’adresse de Mme Pécresse, de M. Sarkozy et accessoirement des journalistes qui parlent si légèrement de la recherche. Et si on fichait la paix à Mme B? Elle a énormément travaillé, et elle travaille encore. Elle forme des instituteurs, des professeurs, des journalistes, des fonctionnaires. Son travail de recherche permet de mieux comprendre l’évolution de la société française. Elle assure une certaine continuité intellectuelle et culturelle dans ce pays. Elle a été sans cesse évaluée. Elle gagne un salaire qui n’a aucun rapport avec ses hautes qualifications. Elle travaille dans des lieux sordides. Quand elle va faire une conférence, on met six mois à lui rembourser 100 euros de train. Et elle doit en outre subir les insultes du président de la république et le mépris d’une certaine presse. En bien, ça suffit. Voilà pourquoi les enseignants-chercheurs manifestent aujourd’hui.

Voila qui est dit. A bon entendeur (bien que je doute qu’ils en soient), salut!

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